Filière à risque
La traçabilité aujourd’hui est l’affaire de tous et de chacun. Pour preuve, les initiatives individuelles et collectives se multiplient. On assiste à l’émergence de démarches de sociétés de service et/ou de secteurs professionnels tels que la pomme de terre, les céréales biologiques, la boucherie...
Les outils de traçabilité se diversifient alors que la réglementation européenne change, par exemple : les étiquettes des produits bovins où le marquage a été complété par l’indication du pays de naissance et du pays d’élevage. De même la législation Alimentaire Européenne met en œuvre le principe de traçabilité des denrées alimentaires.
Ces différentes filières font intervenir de nombreux acteurs qui, du producteur au consommateur final, sont autant d’intermédiaires (coopératives, industriels, emballeurs, courtiers et centrales d’achat, détaillants...) qui gèrent, transforment, stockent, transportent les viandes, poissons, fruits et légumes.
Les produits concernés se retrouvent dans nos estomacs (à l’instar des OGM).
Le premier enjeu semble évident pour tous : la santé publique.
Le second est de taille : les enjeux financiers sont considérables et suscitent des guerres économico-politiques, dont les plus visibles sont celles opposant Nord/Sud et Europe/Etats-Unis.
Le tout est de réussir à trouver un compromis entre rentabilité et sécurité. Une traçabilité complète sur les filières serait un bon outil pour arriver à ce compromis.
La Rédaction
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