Vers l’e-maintenance 1/2
L’arrivée d’internet change les approches de maintenance industrielle
Source inépuisable de profits, la maintenance joue un rôle essentiel dans la vie des usines et les moyens informatique (logiciels de gestion de la maintenance assistée par ordinateur ou GMAO) mis en œuvre ces dernières années apportent leur aide à la mise en place d’une meilleure politique de maintenance.
Il reste encore beaucoup à faire, car si on parle depuis plusieurs années de maintenance prédictive, peu d’entreprises sont capables aujourd’hui d’utiliser l’avalanche d’informations captées dans la production pour prévoir un incident avant qu’il se produise.
Cependant les nouvelles technologies comme Internet par exemple facilitent la mise en place d’une vraie stratégie de maintenance. La preuve : le programme mimosa (machinery information management open systems alliance) mis au point par les militaires américains pionniers en la matière.
L’objectif actuel des militaires est d’intégrer la
maintenance de base et la télémaintenance dans un seul système d’information capable de répondre aux besoins des différentes branches de l’armée, de la chaîne logistique industrielle de l’armée et des partenaires.
Les avantages d’une telle approche :
éviter le développement au coup par coup de chaque partie d’un programme de maintenance totale adapté aux besoins de différents services de l’armée,
travailler en liaison directe avec les différents fournisseurs de solution de maintenance.
Or ces technologies nouvelles sont cependant quasiment inconnues des PME en France, Cegelec vient de lancer en collaboration avec le CNRS et Schneider Electric un programme similaire à mimosa. Baptise Proteus ce programme doit s’achever en 2005 et a pour objectif de développer une plate-forme générique associant aux logiciels GMAO, les possibilités de télémaintenance, les technologies de réalité virtuelle, la commande de pièces de rechange sur le Web et l’accès en ligne aux documentations techniques des fabricants des installations de production.
Avantages du programme :
améliorer les possibilités de télémaintenance
réduire les coûts et les délais de diagnostic à l’intervention
détecter les erreurs en amont
Des partenaires universitaires et industriels
Lancé en 2002 au Laboratoire d’Automatique de Besançon (LAB) cet outil doit permettre de faire le bon choix entre une maintenance curative et préventive. Le projet regroupe des partenaires industriels et universitaires de trois pays (Allemagne, Belgique et la France) confrontés en permanence aux réalités du terrain à travers leurs offres d’automatisme et de service, Schneider Electric et Cegelec adaptent les objectifs du programme aux besoins réels des usines.
D’autres partenaires français participent également à ce programme :
L’institut de Productique à travers le Laboratoire Automatique de Besançon (LAB)dont l’objectif est de déterminer et d’optimiser des politiques de maintenance associées aux systèmes de production, de développer un ensemble d’outils de modélisation pour procéder à une analyse et à une évaluation des performances par l’intégration de la maintenance et de la gestion de production. Un axe qui se déclinera en trois thèmes de recherche : gestion des données de maintenance, diagnostic et pronostic de pannes et planification des activités de maintenance.
L’équipe distribution et parallélisme du Laboratoire d’Informatique de l’Université de Franche-Comté (LIFC)travaille quant à elle sur la conception d’une plate-forme étendue qui supporte des applications de calcul réparti et des applications liées au multimédia, en particulier le travail coopératif ; mais aussi le Laboratoire d’Informatique de l’Université de Paris 6 et le Laboratoire Lorrain d’Informatique (LORIA).
Source M. Scherer - Industries Technologies - Fabienne Gougeon
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