Contrôle et identification des eaux
Dans notre pays l’eau du robinet provient pour moitié de
sources souterraines. Filtrées par les sols les eaux de source sont naturellement potables et d’origine déterminée. Captées en profondeur, elles sont simplement chlorées pour éviter le développement bactériologique et transportées par aqueduc jusqu’à de grands réservoirs, avant d’intégrer le réseau d’eau courante.Car si ces eaux sont déjà pratiquement potables au départ, sa qualité et son innocuité réclament cependant d’être vérifiées.L’autre moitié de l’eau du robinet nous vient des fleuves et rivières et nécessite un traitement avant de pouvoir être bue ; il lui faut donc subir tout un programme de traitement avant de devenir et d’arriver toute propre à nos robinets.
Traçabilité, sécurité, contrôle de la qualité de l’eau.
Comme tous produits destinés à la consommation humaine, l’eau est assujettie à une myriade d’analyses et de contrôles de qualité... Des tests en amont et des contrôles tout au long de la filière. Si l’eau est testée, analysée, vérifiée dans les usines de traitement, elle est aussi régulièrement contrôlée par les pouvoirs publics. Une qualité et une traçabilité sous haute surveillance.
Le contrôle de la qualité de l’eau distribuée est assuré par le Ministère chargé de la Santé et ses services (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales ou DDASS). Le contrôle est effectué sur l’ensemble du système de distribution : points de captage, stations de traitement, réservoirs et réseaux, et il s’accompagne de prélèvements d’échantillons d’eau. Ceux-ci sont analysés par des laboratoires agréés par le Ministère chargé de la Santé. De plus, les distributeurs d’eau effectuent leur propre auto surveillance. L’ensemble de ces dispositions permet d’assurer à tout moment la livraison d’une eau conforme à la réglementation qui protège la santé du consommateur.
Les organismes nationaux responsables de la qualité de l’eau établissent des normes de concentration pour les différents éléments pouvant être présents dans l’eau. Des limites étant fixées, il devient relativement facile de définir une eau de qualité. Elle doit présenter un goût agréable, ne pas dégager d’odeur déplaisante, avoir un aspect esthétique acceptable et être dépourvue d’agents physiques, chimiques ou biologiques nocifs. Certaines eaux ne satisfont pas toujours à l’ensemble de ses critères.
Comment mesure-t-on la qualité de l’eau ?
Les scientifiques prélèvent des échantillons d’eau,
d’organismes vivants, de sédiments en suspension et de sédiments de fond dans les cours d’eau et les lacs. Puis ils les analysent en laboratoire à l’aide d’instruments et de méthodes spécialisées. Ils peuvent ensuite les comparer aux normes et aux critères de qualité en fonction des usages de l’eau.
Quelques paramètres d’identification de la qualité (ou de la pollution) des eaux parmi les 63 imposés par la DDASS.
Demande biochimique en oxygène : L’absorption d’oxygène due aux déversements d’eau usée dans un cours d’eau est fonction de la concentration de matière biodégradable qu’elle contient. D’où la notion de demande biochimique d’oxygène de cette eau (DBO). La mesure de la DBO5 exprimée en milligrammes/litre se fait en laboratoire et consiste à calculer la différence entre la quantité d’oxygène dissous initialement présente dans l’échantillon d’eau et celle existant après incubation de cinq jours à 20 degrés Celsius, à l’abri de la lumière et de l’air. Cette valeur ne représente qu’une fraction de la DBO, soit environ 70%, car la minéralisation complète des matières organiques peut demander jusqu’à 20 jours ou plus. La DBO est donc une façon d’exprimer la concentration en matière biodégradable que contient une eau.
Matières solides en suspension : On les appelle aussi MES. Faisant partie de la charge polluante des eaux usées urbaines, ce résidu non filtrable est partiellement éliminé lors des traitements primaires des usines d’épuration ; on recourt à cet égard aux procédés de décantation (décanteurs primaires). Les MES se
subdivisent en deux catégories : les matières fixes et les matières volatiles. C’est-à-dire qu’une partie des MES se volatilise lorsqu’elles sont chauffées à haute température (550 degrés Celsius) ; cette partie constitue la fraction organique et les sels inorganiques volatils. La détermination des MES passe par la filtration d’un échantillon d’eau usée sur un filtre en fibre de verre standard. On filtre habituellement 100 ml d’échantillon, et on pèse le résidu accumulé sur le filtre après assèchement de ce dernier à 103-105 degrés Celsius durant une heure. Le filtre aura été préalablement asséché dans les mêmes conditions et pesé.
Formes d’azote : Les matières organiques contiennent souvent de l’azote organique. Assez rapidement cette espèce azotée se transforme en ammoniac ou en sels d’ammonium, selon un processus bactériologique appelé ammonisation ; le pH de l’eau détermine l’espèce ammoniacale formée. Une grande quantité d’azote ammoniacale dans une eau usée veut dire que la pollution est récente. Les deux premières formes d’azote se dégradent progressivement dans une eau usée à mesure qu’elle vieillit. Les bactéries nitrifiantes du type nitrosomonas oxydent l’azote ammoniacal pour donner naissance aux nitrites, forme intermédiaire de l’azote. Par la suite, le relais est assuré par les bactéries nitrifiantes, qui engendrent les nitrates, directement assimilables par les plantes. La nitrification s’opère en milieu anaérobie et ne commence qu’après une dizaine de jours ; la demande d’oxygène qu’elle exerce vient s’ajouter à la DBO ultime, d’où ce qu’on peut appeler la DBO totale, résultant à la fois de la minéralisation des matières organiques et de la nitrification de l’ammoniac. Le manque d’oxygène peut provoquer le phénomène inverse, appelé dénitrification ; les nitrates sont alors transformés en nitrites ou en azote moléculaire. La réduction des nitrites en azote ammoniacal est également possible en milieu anaérobie. Pour mesurer les différentes formes d’azote, il faut consulter un manuel de chimie des eaux.
Autres paramètres usuels de traçabilité de la qualité des eaux : Les détergents et engrais concourent à enrichir les eaux de surface en phosphates. Le phosphore inorganique est jugé un élément essentiel dans les écosystèmes aquatiques. Les ortho phosphates et les poly phosphates hydrolysables sont en effet des facteurs limitants dont le contrôle est indispensable dans la lutte contre l’eutrophisation des lacs. Il apparaît alors important de les éliminer dans les stations d’épuration et de procéder à leur mesure. À cet égard, les techniciens en eau déterminent les formes de phosphates suivantes : phosphates totaux, ortho phosphates, phosphates hydrolysables et phosphates organiques. Chaque catégorie se subdivise en solution et en suspension. Les valeurs extrêmes du pH sont synonymes de rejets industriels. La température est également importante. Quant aux différents polluants organiques et inorganiques toxiques ou nuisibles (BPC, dioxines, pesticides, etc.), ils constituent des cas particuliers. La mesure et le contrôle de ces éléments varient suivant les besoins d’un pays et d’une région à l’autre.
Caractéristiques microbiologiques de l’eau : Les diverses eaux usées contiennent souvent des micro-organismes qui se retrouvent à plus ou moins brève échéance dans les cours d’eau et les lacs. Comme ils peuvent entraîner des risques pour la santé humaine, l’analyse d’une eau comporte toujours un aspect microbiologique. La détection des organismes coliformes est la pratique la plus courante. L’évaluation de la qualité des coliformes totaux présents dans un échantillon d’eau fait habituellement appel à deux techniques : le filtrage sur membrane ou la fermentation en tubes multiples.
Peut-on avoir confiance dans l’eau du robinet ?

Absolument ! On peut boire l’eau du robinet en toute tranquillité. C’est une eau qui est traitée, tracée, vérifiée et contrôlée en permanence et de manière très sérieuse. En France, l’eau est d’excellente qualité. Ce qui n’est malheureusement pas le cas dans tous les pays du monde.
Fabienne Gougeon
|
 |
Dans la même rubrique
Le marché de la maintenance aéronautique
Or, ces activités sont caractérisées par l’existence d’un très large spectre de localisation potentiel et donc par une forte concurrence entre les sites d’accueil.
Quelle est (...)
La Maintenance devient mobile ...
Regroupant 4 grands secteurs d’activité : Industrie - Tertiaire - Multitechnique - Multiservice, cette unique manifestation accueillera 3 500 visiteurs professionnels et 90 exposants. Cette (...)
La RFID aux portes du marché Européen
D’après les conclusions de l’étude, l’identification radiofréquence ou RFID (Radio-Frequency Identification) serait l’une des priorités des fabricants de produits (...)
Sûreté et Traçabilité des marchandises :
Fin novembre 2003, se tenait le salon du Supply Chain Management. Des offreurs de solutions technologiques, des entreprises industrielles, commerciales tout comme le secteur du transport et de la (...)
Le code à barres et la RFID :
Ces deux manifestations se font donc l’écho d’un marché caractérisé par une double évolution : un véritable lien existe aujourd’hui entre ces deux domaines confirmé par une (...)
La traçabilité du stationnement public :
Ce nouveau système de stationnement en ligne présente de nombreux avantages :
pour les automobilistes - plus de contraintes à chercher un parcmètre et plus de risque à trouver des pièces (...)
Le marché de la Maintenance
Selon une étude réalisée par l’observatoire BIPE/AFIM, les dépenses de maintenance représenteront en 2010 un chiffre d’affaires de 23,3 milliards d’euros dans l’Industrie (...)
Gardez le contact avec votre courrier...
La gamme Prêt à Suivre est simple : il suffit de coller une étiquette de suivi sur une enveloppe déjà affranchie au tarif lettre et on peut connaître sa date de distribution.
Grâce à son (...)
0 8 16
|